Traduire, c’est être en suspens entre ici et ailleurs, un bon poste d’observation, en éternel porte-à-vrai à guetter les petites cellules de la langue qui – vases communicants. Si j’ai beaucoup maudit ce travail, je l’ai aussi beaucoup aimé pour les raisons que l’on comprendra en lisant la suite – notamment à cause de l’exotisme, un éternel Club Med des idées. Au fur et à mesure que j’avançais dans un labeur souvent ingrat, je trouvais en effet toujours des occasions de me réjouir de ce “métier”, que le destin m’avait fait la fleur de me réserver. Ce sont celles-ci avec quelques réflexions et des bribes de récit que je notais de temps en temps, quand les cadences infernales de la production me laissaient souffler.




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