Ils l’ont lu

(…) Une intrigue, durant plusieurs chapitres, se dessine pour s’estomper, le schéma habituel est cassé pour un dénouement à la « En attendant Godot » éventuellement. L’auteur a pris de gros risques surtout à ce niveau et il a réussi sans l’ombre d’un infime doute. Presque inclassable, le roman reste aux confins des divers sous-genres du polar, l’histoire aurait pu tomber du côté du roman policier avant d’osciller vers la sphère de l’espionnage pour se centrer davantage dans le roman noir.(…)

l’article dans son intégralité

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Toujours au bout du lien

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Autre chose au bout du lien

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À lire sous la plume de Jean-Marc Parisis

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/02/14/01006-20090214ARTFIG00173–carre-d-as-.php

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« Thierry Marignac fait partie d’une très vieille tribu littéraire, celle des écrivains dont Octave Mirbeau disait qu’ils se réveillent en colère et se couchent furieux. Que Thierry Marignac ait essentiellement œuvré dans le roman noir, où il a introduit une bienheureuse économie du machisme à l’époque de l’indifférenciation sexuelle généralisée, n’a fait que renforcer sa mauvaise réputation : celle d’un styliste bipolaire et paranoïaque qui a pris ses leçons chez Jacques Rigaut et Arthur Cravan plutôt que dans la droite littéraire post-hussarde à laquelle, sous prétexte qu’il a les cheveux courts et qu’il sait boxer, on l’a assimilé un peu facilement. »

La chronique de Jérôme Leroy est disponible http://www.causeur.fr/renegade-boxing-club,1807

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La dérive des continents n’est pas un sujet de roman noir très courant. C’est pourquoi ceux de Thierry Marignac sont aussi surprenants et aussi prenants. Précisons quand même qu’il ne s’agit pas ici de dérive tectonique, mais géopolitique, civilisationnelle et morale. Publié dans la Série Noire, le nouveau roman de Thierry Marignac prolonge à cet égard ceux qu’il avait précédemment fait paraître chez Rivages, Fuyards (2003) et À quai (2006), surtout Fuyards dont le héros, pris au piège du maelström politico-criminel de la Russie eltsinienne, n’avait dû son salut qu’à l’oasis d’énergie et de bonté que lui offrait l’un des plus beaux personnages de femme, sinon le plus beau, qu’il nous ait été donné de découvrir dans la littérature française contemporaine. Dans Renegade Boxing Club, le héros est un traducteur français qui, après avoir fui Moscou en quatrième vitesse parce qu’il en avait vu trop, se retrouve à New York, pris en main par une ONG russe des plus louches et des griffes de laquelle il ne sortira qu’en se réfugiant dans la chaleur amicale d’un petit club de boxe d’un quartier noir de New York, île d’humanité et de fraternité dans la guerre de tous contre tous. La rencontre de la haute pègre russe et de la justice américaine (pour simplifier) forme la trame de ce roman dont la construction très « cinématographique », les ellipses et l’écriture syncopée, « jazzée » aurait dit Céline, exprime admirablement le désordre du monde et justifie l’angoisse du héros qui s’y trouve plongé. Nous l’avons suggéré, celui-ci trouvera la main secourable qui le sauvera du désespoir absolu, et Big Steve, le patron du club de boxe, pourra alors apparaître comme un avatar imprévu du Bon Samaritain : comme la Macha de Fuyards, ce gros Noir est en effet une réponse bouleversante au nihilisme.

Michel Marmin, journaliste et auteur d’ouvrage de cinéma et de musique.

Retrouvez l’interview complète sur le http://www.bibliosurf.com/Interview-de-Thierry-Marigna

© Anton Koslov, Paris 2008

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« Thierry Marignac excelle à rendre les ambiances (pour ceux qui en douteraient encore, jetez un œil à ses deux précédents polars chez Rivages) et l’atmosphère de ce Renegade Boxing Club est à la hauteur : vous commencez par avoir peur en Russie, vous suez au Renegade (pfiou, quel lieu !),

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vous stressez aux exams de traduction, vous balisez dans la Ville Noire si vous avez eu l’insouciance de ne pas trop savoir où vous alliez et vous vous inquiétez sérieusement du comportement de Kribanov. Le tout est très fouillé, porté par un faux rythme, c’est du grand art… comme celui qu’enseigne Big Steve ! »

Christophe Dupuis, librairie entre2noirs 33210 Langon

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« Nosey ass » !. This Renegade Boxing Club is great. Thierry, you write like you grew up kicking ass in Jersey. Really Fantastic.
XSKAG a.k.a Jerry Stahl

« Un quartier de fouille-merdes » ! C’est vachement bien, Renegade Boxing Club. Thierry, tu écris comme si tu avais grandi dans le New Jersey en te frayant un chemin à coups de lattes. Vraiment fantastique.
XSKAG, alias Jerry Stahl, auteur de : À poil en civil, (Rivages- Thriller) et, Moi Fatty (Rivages).

arton10« With a fighter’s eye and the ear of a wise outsider, Thierry Marignac takes us inside, inside the low level board rooms and the back alley dives; he shows us the shadow worlds of global capitalism, where the desperate and the arrogant trade their Euros for honor, and their honor for that last elusive commodity, the mortgaged human soul.  It’s a hell of a ride into the future. »

Cw

Avec l’œil d’un brave et l’oreille d’un étranger averti, Thierry Marignac nous entraîne avec lui au cœur des salles de réunions d’administrations interlopes et dans les bouges au fond des ruelles écartées ; il nous montre les univers ténébreux du capitalisme mondialisé, où déshérités et nantis bradent leur pognon pour l’honneur, et l’honneur pour cette ultime et fugitive marchandise, l’âme humaine hypothéquée dans tous les sens. Une sacrée descente dans le monde qui nous attend.

Carl Watson, auteur de : Hotel des actes irrévocables,(Gallimard) et Sous l’’empire des oiseaux (Vagabonde).

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